Qu’appelle t-on la fièvre acheteuse ?

Partage :

Votre rythme cardiaque s’accélère face à cette robe que vous possédez déjà en plusieurs exemplaires. Pourtant, il vous est impossible de résister à la tentation de dégainer votre carte bleue… Aucun doute, vous êtes atteinte de fièvre acheteuse !

La fièvre acheteuse : qu’est-ce que c’est ?

La fièvre acheteuse, aussi appelée « achat compulsif », est en réalité un TOC (trouble obsessionnel compulsif), il s’agit donc, contrairement aux préjugés, d’une maladie à part entière ! Vous reconnaissez les personnes souffrant de la fièvre acheteuse car elles sont dans l’incapacité de résister à acheter tout ce qui passe sous ses yeux, de l’achat utile au plus inutile qu’il soit… Les personnes touchées de fièvre acheteuse sont à 80 % des femmes. Et croyez-nous messieurs, il est mieux pour vous de ne pas vous trouver dans les parages ! Le pire serait que vous prêtiez votre carte bancaire à une femme atteinte de fièvre acheteuse : pas sûr que vous retrouviez votre compte dans le positif !

Quels sont les symptômes ? Comment en guérir ?

Si les symptômes de la fièvre acheteuse ne sont pas reconnus par les médecins pas de maux de tête, par exemple, les conséquences qu’elle peut engendrer n’en sont pas moins inquiétantes voire alarmantes. Si vous êtes en situation de découverts répétés, d’interdit bancaire, voire de surendettement, et que cela ne vous empêche pas de « faire des folies » » dès que vous vous retrouvez à moins de 100m d’une boutique, vous devez prendre la situation au sérieux ! Beaucoup pensent qu’il ne s’agit là que d’une pulsion, mais la fièvre acheteuse est une véritable maladie comme les autres ! Et, comme toute maladie, un « traitement » s’impose donc. Si une thérapie comportementale et cognitive peut aider, elle n’est pas la seule solution existante (et pas la plus économique). Avant toute chose, il est impératif d’arrêter de culpabiliser à chaque fois que vous rentriez les mains pleines de sacs de courses… Avant de foncer chez le psy, il est important de faire un travail sur vous-même et d’apprendre à reconnaître vos émotions et notamment votre déprime. En effet, les dépensiers compulsifs sont des gens déprimés qui s’ignorent. Plutôt que de rougir devant son relevé bancaire, mieux vaut donc se poser la bonne question : qu’est-ce qui m’a poussé à acquérir tout ça ? Et pourquoi ?

Petite note d’optimisme : dites vous que rares sont les dépensiers compulsifs à vie, la frénésie d’achat se manifeste souvent de façon sporadique et il vous est possible de la combattre !

Nos conseils à ces « fiévreuses »

Être touchée de fièvre acheteuse est un comble pour une Radine ! Ainsi, voici quelques conseils pour vous prendre en main et empêcher de creuser votre budget :

  • Définissez-vous un budget : planifier ses achats et se fixer un budget est la meilleure manière de ne pas le dépenser.
  • Gardez un œil sur vos comptes : faire un « bilan » hebdomadaire (voire quotidien), vous permettra de vous rendre compte de l’impossibilité de « claquer votre argent » pour ce petit pull en laine ne coûtant « que » 50 €…
  • Ne vous promenez pas avec votre CB : avoir sans cesse votre carte bleue sur vous, ne vous aidera pas. Si elle comblera votre envie instantanée, elle facilitera surtout et avant tout votre découvert bancaire.
  • Pensez au « satisfait ou remboursé » : au début, ça ne sera pas toujours évident pour vous. Alors, si vous succombez à la tentation, assurez-vous tout de même que le magasin dans lequel vous achetez, vous permet de retourner les produits sous un certain délai. Au moins, si vous culpabilisez une fois votre pulsion passée, vous pourrez toujours faire demi-tour et vous faire rembourser.
  • Parlez-en à un proche : parler de votre penchant pour les achats compulsifs vous soulagera et vous aidera à sortir de cette addiction. Par exemple, il peut être intéressant pour vous de ne jamais vous déplacer seul au moment des courses, afin que quelqu’un soit là pour vous raisonner.
  • Évitez les achats sur Internet : avec toutes les pubs et les pseudos soldes dont nous sommes bombardés, il est encore plus tentant de céder à la fièvre acheteuse sur le web.

Vous aimerez aussi...